Historique
Historique

La première trace de Coat Amour remonte à 1451 lorsqu'un certain Alain Quintin était Seigneur de Coatamour ou Coat d'Amour. La propriété passa à son fils Richard puis à Antoine Quintin Sénéchal de Morlaix. Plus tard la terre fut vendue à Jean Oriot de Kergoat, Seigneur de Runiou, et par mariage fut transmise à Charles Joseph Haudeneau, ambassadeur extraordinaire de Louis XV auprès du Sultan du Maroc et Chef d'escadron des forces navales.

Coat Amour Some time after 1874Quelques années avant la révolution, Coat Amour comprenait un grand nombre de bâtiments appelés le Manoir Noble. Autour de l'habitation principale se trouvaient une chapelle, un pigeonnier, un petit moulin et une ferme.

La majeure partie de la structure actuelle fut construite en 1805 dans le style des malouinières surplombée d'un toit d'ardoises flanqué de deux grandes cheminées.

Le manoir, qui a cette époque était en piteux état, fut acheté en 1836 par Monsieur l'Abbé du Bourquet. En 1845, un autre propriétaire Charles Dulong de Rosney (fils du célèbre héros des guerres Napoléoniennes) commença les travaux de rénovation. En 1874, Hippolyte Dulong de Rosnay poursuivit les rénovations, suréleva le toit et y ajouta les deux grandes cheminées, la tour au côté nord de la maison ainsi que la bibliothèque de plain-pied avec sa porte fenêtre exposée au sud.

En 1920, le Général Maxime Weygand acheta Coat Amour à son oncle sur recommandation de son ami le Maréchal Foch.

Coat Amour 1925 signed Weygand 1931 Pendant la guerre 1939-45 la propriété fut utilisée comme quartier général des forces d'occupation allemandes. Ils apportèrent beaucoup d'améliorations, notamment des sous-sols, une cuve à fuel pour le chauffage central et un nouveau système de drainage. Il reste encore trois bunkers souterrains dissimulés dans le parc.

Le manoir demeura la propriété de la famille Weygand jusqu'en 1992. Il fut alors acheté par Monsieur Pierre et Madame Jacky Ploix qui investirent autant d'énergie que d'argent surtout dans le parc Aujourd'hui c'est un agréable lieu de promenade. A l'origine, la moitié du domaine faisait partie de la paroisse de Morlaix, et l'autre de la commune voisine de Ploujean. Les remparts de Morlaix existent toujours et on peut encore les voir au milieu du jardin.